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Col du Glandon

  • Altitude : 1924 mètres
  • Département : Savoie (73)
  • Région : Auvergne Rhône Alpes
  • Catégorie : HC

Montée depuis Saint Etienne de Cuines :

Distance : 20,9 km – Dénivelé : 1482 mètres – Pente moyenne : 7,5 % - Pente maximale : 11 %

  • Longueur : /5
  • Paysage : /5
  • Difficulté : /5
  • Trafic : /5

/20

Location de vélo : Rent my Bike à Saint Michel de Maurienne

A paraitre

Steven Rooks mate les colombiens (14 juillet 1988)

La 12ème étape du Tour 1988 propose le grand classique alpestre Madeleine/Glandon/Alpe d’Huez. Avant que le départ ne soit donné, un événement marquant se produit avec l’abandon du récent vainqueur de Milan San Remo. Sans énergie depuis Pontchâteau, Laurent Fignon ne prend pas le départ à Morzine.

Dans le col de la Madeleine autre favori à la victoire finale Jean François Bernard, est à la dérive et perd le Tour. Sur la moto numéro deux, Gérard Holtz évoque un diagnostic de pubalgie pour le 3ème du Tour 1987.

Dans le col du Glandon que les coureurs abordent par son versant le plus difficile, Steve Rooks emmène en compagnie de son équipier Gert-Jan Theunisse un groupe de 28 coureurs. L’accélération des PDM relayée par les Reynold’s élimine le maillot à pois Jérôme Simon, Henri Abadi, Claude Criquelion, Thierry Claveyrolat, Angel Arroyo, le maillot jaune Steve Bauer, le maillot de champion de France Eric Carritoux et Urs Zimmerman porteur du dossard 1.

« Pays Bas 1-0 Colombie »

Dans les plus forts pourcentages du Glandon, les hispanophones Herrera, Parra, Alcala et Delgado font face aux néerlandophones Winnen, Theunisse et Rooks. Les leaders qui attendent une offensive de l’épouvantail Luis Herrera s’observent. Visiblement le plus attentif, Delgado remarque que le colombien qui s’arrose copieusement en queue de peloton n’est pas dans un bon jour. A 1,5 kilomètre du sommet, le leader de l’équipe Reynold’s teste Luis Herrera en attaquant en compagnie de Steven Rooks porteur du maillot du combiné. Raymond Poulidor qui remplace Jacques Anquetil au poste de consultant répète toutes les 45’’ au micro d’Antenne 2 à partir du hameau de la Chal « Oh la la, qu’est ce qu’il est fort Rooks ! ». On a connu plus varié et plus pertinent comme analyse…

Impressionnant de facilité, le hollandais qui décroche tous les colombiens franchit en première position la deuxième difficulté du jour. Robert Chapatte rappelle à l’antenne qu’un coureur qui passe en tête du Glandon marque ses adversaires. Parra, Herrera, Alcala, Hampsten, Theunisse et Winnen passent à une trentaine de seconde du duo qui va dominer le Tour 1988. Le maillot jaune Steve Bauer est déjà à 1’14.

glandon Tour de France 1

Delgado et Rooks creusent l’écart sur leurs poursuivants dans la descente et abordent les premiers lacets de l’Alpe d’Huez avec 1’25 d’avance sur leurs concurrents. En difficulté dans le Glandon, Luis Herrera tente d’opérer la jonction avec les dossards 11 et 171 avant de lâcher prise. Le tenant du titre du maillot à pois finira à une décevante 5ème place à 1’6 du vainqueur qui symbolisera son Tour 88 raté. A 3 kilomètres de l’arrivée, le duo de tête est rejoint par Theunisse et Parra qui tente de contrer. Les PDM profitent de la gêne occasionnée par les motos suiveuses pour empêcher la victoire du colombien et favoriser une attaque du maillot du combiné lors de l’entrée dans l’Alpe d’Huez. L’épisode du bouchon des motos invitées résume la kermesse orchestrée et voulue par la nouvelle direction un an après le départ de Jacques Goddet. Cette inflation du nombre de voitures invitées et de motos suiveuses qui perturbe le bon déroulement des étapes constitue un profond manque de respect pour les coureurs qui apparaissent comme des bêtes de foire. Fort heureusement, le groupe Amaury ne renouvellera pas l’erreur et confiera l’année suivante la direction du Tour de France à Jean Marie Leblanc pour un long mandat.

Rooks remporte l’étape 17" devant son équipier Theunisse, Parra et Delgado qui enfile le maillot jaune. Grâce à son attaque dans le Glandon, Rooks dépossède Julien Simon de son maillot à pois et de son maillot Mondrian qu’il conservera tous deux sur les Champs Elysées. Il reste le dernier porteur de ce magnifique maillot en 1989 qui disparaitra une nouvelle fois malgré un palmarès XXL dans les années 80 (Hinault en 81-82, non disputé en 83-84, Lemond en 85-86, Bernard en 87 et Rooks en 88-89). Soucieux des traditions, Christian Prud’homme serait bien inspiré de le remettre au gout du jour.

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